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samedi, novembre 26, 2011

la Petite Rivière


De mon temps, il n' y avait pas la rampe
Elle dénote un peu

La Petite Rivière.


La Petite Rivière

Coule paisiblement dans le hameau,

Entre cailloux et pierres.

Nous la traversions sur une petite passerelle.

Pour aller d’une maison de famille

Au « Château »

La Petite rivière est belle.


Elle est bordée d’herbes hautes,

D’arbres et de buissons

De fleurs sauvages,

Et de quelques maisons.

Chaque jour, nous nous faisions ses hôtes,

Et en ses rives, de merveilleux voyages.


Il est un endroit au bord de la Petite Rivière

Où nous nous rendions,

Une Grand-Mère, une Mère, et deux Petites Filles,

En tablier de lavandière,

Pour y laver notre linge sale en famille.


Nous savonnions,

Draps, torchons et mouchoirs

Les frottions, les brossions,

Sur la planche du lavoir,

Les rincions à l’eau claire ;

Et je prenais un malin plaisir à jouer du battoir

Pour en sortir l’eau

Encore savonneuse,

Puis enfin claire.


Nous menions le linge à la Petite Rivière,

A quelques tours de roue du « Château »,

Dans une grande lessiveuse,

Sur une vieille brouette à ridelles.

Maman, Mémé, quelle était belle

Cette corvée joyeuse !


La Petite Rivière de mon enfance,

Bordée de verdure,

Coule paisiblement son eau claire

Et ses anses,

Entre cailloux et pierres,

Près du canal du Berry, et de la Loire.

Seul a disparu, le petit lavoir.

Le lavoir était là, sur la rive droite.

Il faut que je vous dise que le « Château »

était la vieille maison de nos villégiatures.

BON WEEK-END et A LUNDI !

15 commentaires:

Daniel a dit…

Que cela et joli et si bien conté !
Bon weekend A + :))

Tilia a dit…

Merveilleuse évocation Claude, j'ai cru y lire mes souvenirs tout pareils aux tiens... mais lorrains.

Comme je pense que tu ne venais pas encore au grenier au printemps dernier, je prends la liberté de t'indiquer le chemin vers le lavoir des vacances de mon enfance .

Beau week-end, Claude

Richard Moisan a dit…

Il est mignon et romantique, ce petit cours d'eau, et son environnement bien agréable. Eh oui, toute change. Le lavage à la rivière, c'est déjà bien loin...

Marie a dit…

A les souvenirs ;-)))
Oui tu as raison, ils auraient pu faire une barrière en bois !!!
bisous

Out on the prairie a dit…

What nice memories to share today.

Luce a dit…

Bonjour Claude,
Bucoliques ton joli texte et tes images aujourd'hui, je me suis régalée.
Bise et bonne fin de journée.

herbert a dit…

Bonjour, Claude.

Tes mots serpentent comme la petite rivière, en autant de douceur en autant de bruissements...
Fontaine des mots
fontaine de l'eau.
Tout est beau.
Merci beaucoup.
Je t'embrasse.

Marguerite-marie a dit…

je dirais comme Tilia...j'ai deux lavoirs dans mes souvenirs celui de chacune de mes grand méres: celle du bourg et celle de la campagne. et le lavoir de la denière était plus que bucolique, il fallait marcher dans des chemins creux et des pariries pour accéder au grand trou d'eau clair...Comme tu as joliment raconté tout cela.

Chipie a dit…

C'est super joli comme endroit, je comprends maintenant le sens d'un de tes coms. chez moi...

Elisa a dit…

C´est belle, douce!
Un petit cou cou de dimanche
Amitiés. Elisa, en Argentine

consuetudinis magna vis est a dit…

Merci pour ce post!

Olivier a dit…

bravo pour ce texte qui accompagne tes photos

ALAIN a dit…

Une rivière sans nom, trop petite.

Peter a dit…

C’est sur que de laver à la machine manque de charme, même s’il faut avouer le coté pratique.

A un moment donné, il y avait plein de bateaux-lavoirs au long de la Seine. On aurait quand’ même pu garder un ou deux pour les beaux jours !

Très joli texte !

Cergie a dit…

Ni asséchée ni captée, ta rivière est toujours là même avec une rampe en plus ; si certaines personnes n'y sont plus, son chant te parle d'elles...