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mercredi, septembre 07, 2016

souvenirs 2


Quand je suis arrivée à Château du Loir, nous habitions au Grand Hôtel de la ville en attendant que notre logement soit fini d'être remis en état, ma Maman n'ayant pas voulu d'un appartement non refait, d'autant que nous venions de quitter un joli petit pavillon de Savigny sur Orge.
Le Grand Hôtel n'était pas loin de la boulangerie du Papa d'Annie-Claude que bien souvent j'allais chercher pour faire le chemin ensemble jusqu'au Lycée en mangeant chacune un croissant tout tout chaud ; nous retrouvions souvent nos copains en cours de route, et notre petite clique s'en allait joyeusement à ses études.


Si Annie-Claude et moi étions dans la même classe, il n'en était pas de même avec les garçons, non que les filles et les garçons étaient séparés, mais nos copains avaient en âge une longueur d'avance sur nous deux.
Alors on se croisait dans les escaliers ou les couloirs,
et quand nous le pouvions, nous refaisions le chemin inverse avec l'un ou l'autre, tout dépendait de la fin des cours pour chacun d'entre nous.

Au bout de trois semaines, ma Maman n'en pouvant plus d'être à l'hôtel, nous serons logés dans une maison juste à côté de l'usine dans laquelle travaillait mon Papa (je vous passerai les détails, je peux simplement dire que c'était pire) et enfin nous avons pu intégré le logement dont je parle plus haut, un appartement refait à neuf dans une petite citée HLM un peu plus loin que le Lycée, en direction du Mans. Nous y resterons un temps certain jusqu'à ce que mes Parents achètent  une maison à l'entrée d'un bourg à peine à trois kilomètres de la ville. Je me rendais alors au lycée en Solex.
***   

10 commentaires:

Daniel a dit…

Coucou Claude.
Si la première image et le lycée !! Il est lugubre ce bâtiment, bien pire que les les casernes où j'ai du séjourner, celle que nous avions à Tübingen était un petit bijou d'architecture...
Bises, très bonne semaine.
A + ☼

Cergie a dit…

Il en a de bonnes Daniel ! Une caserne ! LOL !
En tous les cas tu sembles t'être intégrée rapidement et avoir eu beaucoup de liberté pourtant je ne pense pas que 68 était passé par là ?
Lorsque je suis arrivée à Abidjan j'avais trois ans, je me souviens que nous avons logé à l'hôtel, c'était pas si mal car nous étions de plien pied avec le jardin pour ce que je me rappelle, c'est sûr que pour ma mère ce devait être moins commode avec trois enfants dont mon frère tout bébé

claude a dit…

@ Daniel
Pas du tout lugubre ce bâtiment, c'est sans doute parce qu'il était à l'ombre. Je pense aussi que la perspective le fait plus long qu'il n'est en réalité.

@ Cergie
C'était en 62-63 -
Ma Maman se plaisait trop bien dans son pavillon de banlieue, elle en a voulu à mon Papa de nous avoir fait déménager ici. Nous perso, les enfants on se plaisait bien à l'hôtel, par contre la maison d'après, c'était l'enfer. On était sur la terre battue dans la pièces principale. Pas de salle de bains, Maman a failli péter les plombs et retournée dans notre pavillon qui n'était pas encore vendu.
le Grand Hôtel.
Bises

Josette T a dit…

c'est une époque ! en 63 je travaillais comme apprentie dans un labo...à Paris

Miss_Yves a dit…

Toute une époque! Et pourtant, tu dis que les filles et les garçons n'étaient pas séparés? Il me semble que la mixité n'a eu cours qu'en 68 ?

claude a dit…

@ Miss Yves
Non non, nous étions filles et garçons même dans la même classe. En salle de permanence et même en sport.

Miss_Yves a dit…

ça alors!
plus en avance que ce que j'ai connu!

Tilia a dit…

Passons sur le style architectural du lycée Racan ;-)

Un point de ton récit rapproche tes souvenirs des miens : nous ne fréquentions pas les garçons de notre âge.
Au même âge, les adolescentes ont davantage de maturité que les garçons. Une particularité féminine que j'ai observée bien des années plus tard, lorsque j'ai travaillé durant cinq ans dans un collège des Hauts-de-Seine.

Bises tempérées (malgré les 28° ici aujourd'hui)

OX Jerry a dit…

J’aime bien tes souvenirs, Claude. Lorsque je te lis, j'ai l'impression d'y être . En effet , vivre dans un hôtel doit être ardue car c'est tout de même assez impersonnel à la longue .

Bel automne à toi !

Marguerite-marie a dit…

je suis étonnée du commentaire de Miss yves car si j'étais dans un collège de filles dés la seconde le lycée (publique) était mixte à Pontivy. si je commençais à parler de nos différents logements ce ne serait pas triste... dans diverses casernes de gendarmerie où le luxe n'était pas la préoccupation. Mais dieu sait que j'en garde des souvenirs merveilleux..surtout de l'immense caserne de Pontivy (Napoléonienne) .