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vendredi, avril 28, 2017

tranche de vie

Première livraison de meubles chez mes Parents, je connais bien le chauffeur, c’est lui qui venait livrer là où j’étais avant les produits nécessaires à la profession de mon ex, artisan-peintre, et à l'usine de Calibreuses à fruits dans laquelle j'avais été  secrétaire au service Exportation. Il m’avait regardée assez surpris de me voir là mais sans plus. C’est à une autre livraison, l’air toujours étonné de me voir réceptionner tous ces meubles, que j’ai fini par lui en dire le pourquoi.
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L’obtention d’un logement se fit relativement rapidement, et c’est en allant l’assurer que mon Assureur à qui je devais bien donner des explications, me proposa de remplacer sa secrétaire qui venait d’être en congé maternité, c’était un emploi seulement à mi temps mais qui tombait à pic.

Mon logement était situé sur les hauteurs de la ville, dans une petite cité HLM, avec des appartements de plein pied. Le mien était composé d’une cuisine, d’une salle de séjour dans laquelle je m’étais fait un côté manger et un côté salon, de trois chambres à l'étage pour que mes deux enfants ait chacun la leur et une salle de bains. Les HLM de la Sarthe avaient changé de sol de la salle de séjour et repeint toute la salle de bains.

Les occupants d’avant avaient laissé le logement dans un état de puanteur incroyable, de saleté et de crasse. Avant d’y habiter, j’ai fais quelques travaux : j’ai retapissé la cuisine, repeint les portes du couloir et j’ai surtout nettoyé, nettoyé et nettoyé encore. Derrière les tuyaux bas de la cuisine, j’ai retrouvé, des frites, des nouilles et des champignons. Chaque fois que je repartais chez mes Parents (je m’étais acheté une voiture, une Renault 12 bleue ciel), je laissais derrière les volets fermés les fenêtres ouvertes pour que les mauvaises odeurs aillent voir ailleurs.

Mon Papa m’installa tous mes meubles en kit, cuisine en pin clair, salle de séjour noire, et les trois chambres. La mienne tout en blanc et j'avais acheté aux enfants, chacun un meuble combiné armoire- bureau-lit. J'avais acheté un frigo, une plaque de cuisson, un petit four et une machine à laver.  C'est ainsi que, un peu avant la rentrée des classes de septembre 85, j’emménageais, dans mon nouveau logement, j’avais commencé à travailler le 6 août.



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23 commentaires:

Claudine Le Bagousse a dit…

Bonjour Claude
J'ai repris ton chemin de vie depuis le début
Déjà tu me semblais bien volontaire et très courageuse
Un nouveau départ qui promet malgré les soucis une nouvelle chance ..
Bisous Claude

Daniel a dit…

Coucou Claude.
Une nouvelle vie redémarre..
Bises, très bon weekend, A + 🚚

ELFI a dit…

la tapisserie ressemble à celle de mon appartement des années 70 .. quelle époque...!

Mitou La Bretonne 56 a dit…

Je te suis toujours,j'adore ta tapisserie qui ressemble étrangement à celle que j'avais à l'époque ! Un nouveau cadre une nouvelle vie tu as du soutien c'est déjà beaucoup !
gros bisous
MITOU

claude a dit…

@ Claudine
La volonté et le courage m'ont attrapée vite fait, heureusement !
J'ai laissé les soucis derrière moi.
Bisous.

@ Daniel
Oui, nouveau départ et ça fait du bien.
Bises et bon wouik à toit aussi.

@ ELFI
J'avoue que la tapisserie n'était pas top mais financièrement je ne pouvais pas tout refaire et heureusement d'ailleurs que je n'ai pas fait car je ne suis pas restée longtemps.

@ Mitou
Une tapisserie un peu tape à l'oeil mais que veux-tu, on ne peut pas tout avoir dans la vie. Je fus bien contente d'voir mes parents à mes côtés.
Gros Bisous

Josette T a dit…

une tapisserie qui me parle aussi...toute une époque
on voit ta détermination tu ne reste pas les 2 pieds dans le m^me sabot...
bises Claude

claude a dit…

@ Josette
Quand faut y aller faut y aller.
Tu te sens tellement plus légère quand tu as laissé derrière toi un gros poids.
Plus facile pour avancer.
Bises

tanette2 a dit…

Beaucoup de courage et de travail mais c'était pour un mieux alors la motivation y était. Bises.

claude a dit…

@ Tanette
Exactement ! Bises à toi aussi.

Miss_Yves a dit…

Il y a une telle précision dans ton récit ( je l'avais noté dans les précédents chapitres) que je me demande comment tu peux tout mémoriser ainsi, mais peut-être tenais-tu un journal que tu aurais réutilisé?

claude a dit…

@ Miss Yves
Non absolument pas de journal, tout dans la tête.
Il se pourrait que quand ta vie est un long fleuve tranquille tu laisses aller les choses, en ce qui me concerne,et tu le verra après, après avoir retrouvé une vie normale, au travail, ce ne fut pas la même chose.

claude a dit…

@ Miss Yves
Pour répondre à ton com sur ma publication d'hier, je pense que cela n'a perturbé en rien mes fils que je change de nom, pas plus que quand je me suis remariée. Eux comme mes parents ont bien vu le changement de mon comportement.

Tilia a dit…

Moi aussi j'admire ton courage et ta combativité.

Les motifs de la tapisserie seventies m'arrachent les yeux ! Avec mon astigmatisme je n'aurais jamais pu les supporter. J'aurais fait comme ma fille quand elle est entrée dans son appartement nouvellement acquis (et précédemment occupé par des personnes âgées qui n'avaient pas retapissé depuis des lustres !) j'aurais peint par dessus la tapisserie ;-)

Bises et bon week-end à rallonge

claude a dit…

@ Tilia
Au bout de quelques semaines je n'y faisais plus attention à la tapisserie. Il est bon que je n'aie pas fait plus de travaux puisque je n'allais pas y rester.
Bises presque glaciales

Thérèse a dit…

La présence de tes enfants a dû te pousser à prendre le taureau par les cornes et d'avoir l'appui des parents un réel réconfort. Une indépendance qui a eu son prix.
On commence à revoir les motifs d'antan, celui-ci comblait tous les vides qu'il pouvait y avoir dans la pièce... :-)

Fifi a dit…

J'ai agrandi la photo. Tes deux garçons te ressemblent ! ♥ Le soulagement de quitter une vie qui ne te convenait plus avait libéré l'énergie nécessaire pour aménager ta nouvelle vie. Comme Miss, j'admire ta mémoire !!

claude a dit…

@ Thérèse
Bien évidemment que mes enfants m'ont aider à me booster et j'ai fort apprécié l'aide de mes parents qi, heureusement, vivaient pas très loin de chez moi.
Pour sûr que le papier peint mettait de l'ambiance.

@ Fifi
Un air de famille sans doute mais le plus grand a plus de son Papa. C'est certain Fifi, je me sui sentie si bien, beaucoup mieux. Pour ce qui est de m vie, de l mémoire j'en ai.

Elisabete a dit…

Une nouvelle vie commençait.
Bon samedi.

Tilia a dit…

La photo de tes deux fils me fait penser au cas de notre fille qui, tout comme toi, a été obligée de se séparer du père des ses enfants (une fille et deux garçons). Sauf que dans le cas de notre fille c'est lui qui a pris la porte et c'est elle qui est restée dans l'appartement.
N'ayant pas (comme leur grande sœur) la maturité suffisante pour bien appréhender la situation, nos deux petits-fils ont plus ou moins bien vécu cette séparation :-/

Bises et bon 1er Mai

claude a dit…

@ Elisabte
Tout à fait !

@ Thérèse
J'ai longtemps hésiter à partir justement à cause de mes enfants quand quand mon plus jeune a vu dans l'état dans lequel j'étais, il a bien fini par comprendre que plus rien n'allait, d'autant que son frère avait bien compris, lui. J'ai laissé une maison dans un grand jardin, des meubles achetés en commun mais je m'en fichais.
Bises et bon 1er Mai à vous deux aussi.

Marie-Paule a dit…

Ressentir que l'on a fait le bon choix donne heureusement des ailes.
Et puis tu avais tes enfants avec toi et tes parents à tes côtés. Cela aide pour aller de l'avant.
Bisous et bon 1er Mai Claude!

Miss_Yves a dit…

Pour ma part, j'aurais eu la même réaction que toi (en finir avec le passé, en retrouvant mon nom de jeune fille), mais à chacune sa sensibilité... C'est très curieux , je connais plusieurs cas comme celui que je t'ai indiqué, on dirait que la maternité l'emporte sur la féminité.

claude a dit…

@ Marie-Paule
Ils n'était pas question que je parte sans mes garçons, oui j'ai eu beaucoup d'aide de la part de mes Parents. Je leur en suis reconnaissante.
Bisous et bon 1er Mai !


@ Miss Yves
Je ne voulais plus porter ce nom, en reprenant de suite mon nom de jeune filke, en quelque sorte, je me retrouvais moi-même. J'ai été plus femme seule avec mes enfants qu'avec...