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| Le beau jeune homme |
Au travail, je me
retrouve avec un nouvel agent, un jeune, qui se prend de suite pour un crack
après seulement 4 mois de stage, alors que moi j'entame ma 20ème année. Il amène avec lui une nouvelle
collègue, une jeunette, assez sympa mais qui n’a pas du tout la même
conception du travail que moi. Il est vrai qu’il m’est arrivé de
faire un peu de social : »Nous ne sommes pas là pour
faire du social » m’a-telle dit un jour…..
Tout cela commençait
très mal, d’autant que le nouvel agent, un prétentieux de
première, les mains à la retourne sur les bords, me dit : »Je
ne pourrai pas vous garder, Claude, vous allez me coûter trop
cher ». Sympa le mec !
Je ne sais pour quelle raison mais ce n'est plus lui, l'Agent, un autre, très sympathique pour l'avoir eu au téléphone l'a remplacé. Un jour passant dans la rue du magasin de Mon Chéri, il s'interroge sur le nom, entre au magasin et demande à la personne qui le reçoit s'il a un rapport avec la dame du même nom qui travaillait au... "Oui, c'est ma femme". Il veut s'entretenir avec moi sur mes 20 années passées à l'agence, et aussi parce qu'il avait entendu parler.de ce qui s'y était passé.
Mon Chéri lui donne le numéro de téléphone de la maison et rien pendant plusieurs mois ; et un jour il appelle, il est à l'hôpital du Mans pour un problème cardiaque. Bien que je n'en avais absolument pas envie, je me décide à passer le voir à son bureau mais il n'est pas là. Il me rappelle pour me dire que l'agence déménage et m'invite à nouveau à passer le voir ; il faut que je le fasse.
Au bout de 8 mois
environ, je fus licenciée contre un petit pactole, je préférais
cela de loin plutôt que de travailler avec un mec dont la tête ne
me revenait pas. Avant même qu’il me licencie, pratiquement dès
son arrivée à l’agence il me cherchait auprès des Assedic une
remplaçante. J’ai fait une descente dans leur bureaux pour leur
rappeler que leur job était de trouver une embauche à celles et
ceux qui n’avaient pas de travail mais certainement pas une
remplaçante à quelqu’un qui avait encore un emploi. L' agent en question a fait courir le bruit en ville que j'étais partie à la retraite et cet andouille se proposait de m'appeler chez moi au cas où il en aurait eu besoin, je lui est dis un NON catégorique. Non mais alors !!!
Je fus au chômage
pendant trois ans, je n'ai bien sûr pas retrouvé de travail puis, quand j’ai demandé droit à ma retraite,
elle était si minime que mon Chéri m’a embauchée deux années
pour avoir un peu plus. J’attends avec impatiente et lui aussi
d‘ailleurs qu’il y soit aussi (encore deux ans et demi)
pour pouvoir mieux profiter de la mienne, la vie en sera encore plus
belle, enfin je l’espère.
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| Une jolie photo prise par mon plus jeune fils. |
Je pourrais terminer
en disant que le mal être dans un couple engendre un mal de vivre
profond, même en l’absence de violence verbale ou physique, mal de
vivre qui est destructeur. Dans l’indifférence totale du conjoint,
vous n’êtes plus vous-même, vous perdez votre personnalité, vous
voyez votre avenir en noir, quand de mauvaises idées ne vous
traversent pas l’esprit. Je n’avais plus envie de m’occuper de
moi, de faire à manger, tout me pesait, je dormais pour ne pas
vivre. J’ai perdu 14 ans de ma vie, tout du moins pas loin de la
moitié et il fallait que cela finisse pour le bien être de mes
enfants et du mien.
THE END